Quel plan de recrutement?

L’éclosion de la COVID-19 a permis de mettre en évidence une problématique jusqu’alors ignorée soit celle des médecins remplaçants temporaires (les locums) surtout au sein du réseau de santé Vitalité. Il est fort surprenant qu’un réseau qui se dit un leader en santé ait autant de «remplaçants», mais surtout n’ait pas recruté le personnel médical nécessaire pour soigner la population qu’il dessert.

Est-ce normal que la quantité de locums soit de l’ordre de 25% des quarts de travail? Pourtant, le réseau Vitalité, par la bouche de son directeur général, nous affirme constamment que tout va bien, que le plan est développé et qu’il est en marche, peu importe la crise.

Le ministère de la Santé et les régies ont supposément développé un plan de recrutement? Qui en profite de ce plan? Certainement pas Vitalité.

Nous devons aussi nous questionner pour savoir si la structure mise en place par Gilles Lanteigne depuis cinq ans n’a pas nui au recrutement. Est-ce possible qu’au lieu de favoriser l’arrivée de nouveaux médecins, le réseau par ses décisions de fermer des services et de les «régionaliser» ait découragé le recrutement?

Est-ce possible que le réseau, au lieu de faciliter le travail des médecins en région rurale, les ait poussés à devenir des locums? Est-ce possible que le ministère et la Société médicale du N.-B. aient, par des ententes, favorisé l’établissement de nouveaux médecins en milieu urbain et non rural?

Il est à souhaiter que la nouvelle direction générale du réseau ait une vision plus favorable au milieu rural que celle que nous avons subie depuis cinq ans. Il faut rompre au plus vite avec cette vision centralisatrice (régionalisation) avant de connaître les mêmes problèmes que les structures centralisatrices en santé du Québec vivent actuellement, faute de gestion locale.

Jacques Verge
Secrétaire
Égalité santé en français