Un vote fragilisant la santé de nos enfants

Ce n’est pas mon habitude d’exposer mes opinions politiques sur la place publique. D’ailleurs, depuis que la gauche est devenue maladroite et que la droite est usuellement gauche dans notre province, mon parti est devenu l’apolitisme.

L’exception n’étant pas la règle, je me dois d’émettre mon commentaire face au vote des vingt-deux députés de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick qui ont rejeté le projet de loi sur la vaccination obligatoire dans les écoles.

La COVID-19 a réussi à se propager en quelques mois dans tous les pays du monde et à infecter des millions de personnes et à en tuer des centaines de milliers. Les chercheurs du monde entier se concertent pour trouver le vaccin tant attendu qui viendra porter un point final à ce désastre humanitaire. Pendant ce temps, au Nouveau-Brunswick, nos législateurs votent pour empêcher la vaccination obligatoire des élèves dans les écoles.

J’entends déjà des voix s’élever au nom de la sacro-sainte atteinte des droits et libertés. J’y réponds, et les droits des enfants, qu’en fait-on? Ou, pire encore, que les vaccins font partie des théories du complot saugrenues qui prétendent que les vaccins vont dépeupler la Terre en implantant des puces électroniques à la population. Après un vaccin contre la COVID-19, vivement un vaccin contre la sottise! En attendant, je préfère m’en remettre aux arguments de la science et de l’Organisation mondiale de la santé qui soutient qu’une meilleure couverture de vaccination mondiale éviterait le décès de 1,5 million de personnes tous les ans.

En refusant la vaccination obligatoire des élèves dans les écoles publiques du Nouveau-Brunswick, ces vingt-deux législateurs font-ils preuve d’opportunisme face à un petit groupe de militants qui s’est présenté plusieurs fois à l’Assemblée législative pour s’opposer au projet de loi? Ou, sont-ils devenus de simples arrivistes qui n’espèrent que la prise de pouvoir lors des prochaines élections?

Jean-Jacques Doucet
Dieppe