La Municipalité régionale de Tracadie ne doit pas se laisser endormir

Je croyais que j’avais tout entendu ou tout vu lorsque, par le biais du Téléjournal Acadie, on annonce que Tracadie allait se mobiliser pour sauver les palais de justice de Caraquet et de Tracadie.

Comme conseiller du conseil municipal de Tracadie et ayant fait partie de la discussion lundi soir, je peux vous dire que la proposition ne mentionnait que Tracadie et que les grandes lignes des discussions tournaient autour de Tracadie.

Ce devrait être extrêmement difficile pour un journaliste de faire de tels énoncés en sachant fort bien que la disponibilité des réunions du conseil de Tracadie via YouTube permet de vérifier le tout et de prouver le contraire.

Le lendemain matin, quelle surprise de constater qu’on reprend les mêmes propos dans l’Acadie Nouvelle et qu’en plus, on en rajoute.

De dire par après que j’avais dit qu’il fallait se battre pour conserver nos deux palais de justice dans la Péninsule frise le ridicule. J’ai clairement mentionné, et ceci sans équivoque, que j’étais conseiller de la Municipalité régionale de Tracadie et que j’allais me battre pour conserver la Cour provinciale à Tracadie.

Je n’ai aucunement prononcé le nom d’une autre ville dans mes paroles. J’avais jadis fait parvenir à l’Acadie Nouvelle, plus précisément le 29 octobre 2008 une lettre à l’opinion du lecteur.

En résumé, mon message était clair; on venait de fermer la Cour à Shippagan et à Néguac après avoir agrandi celle de Caraquet.

Cela avait probablement été fait afin de fermer éventuellement celle de Tracadie.

Je pense que l’heure est arrivée. La population de Tracadie et ses organisations doivent faire savoir aux dirigeants gouvernementaux qu’elles ne se laisseront pas endormir.

Que c’était cocasse d’écouter hier soir et de lire ce matin les paroles de certains élus qui disent qu’il n’y a rien là, que ce ne sont que des rumeurs.

Pendant ce temps, leur représentante à Fredericton avait déjà abordé le sujet avec la ministre de la Justice la semaine dernière à l’Assemblée législative.

Philippe Ferguson
Rivière-à-la-Truite