Services aux aînés dans la langue officielle de leur choix

Madame Dorothy Shephard, ministre du Développement social du Nouveau-Brunswick, dans le cadre d’une rencontre que l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick a eue avec vous et des représentants de votre ministère le 23 février 2019, nous vous avions demandé si vous aviez l’intention de donner suite aux recommandations du Rapport du Groupe de travail sur les services aux aînés dans les deux langues officielles. Nous attendons encore que vous donniez suite à ces discussions.

Le rapport de ce groupe de travail, déposé le 18 mai 2018, précise qu’en vertu de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, les personnes âgées ont le droit de recevoir des services dans la langue de leur choix. Il ajoute que les ministères chargés d’élaborer et de mettre en place des services pour les aînés devraient élaborer un plan d’action en vue d’assurer le respect de la Loi et de permettre aux personnes âgées de recevoir les services dont elles ont besoin dans la langue officielle de leur choix.

En septembre 2019, lors de sa dernière assemblée générale annuelle, les membres de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick ont voté à l’unanimité en faveur d’une résolution demandant que l’AFANB enjoigne le gouvernement à mettre en application les recommandations du Rapport du Groupe de travail sur les services aux aînés en ce qui a trait aux services dans les foyers de soins, les foyers de soins spéciaux et le soutien à domicile.

L’AFANB veut savoir où en sont les démarches de votre gouvernement relativement aux recommandations de ce rapport et au plan d’action visant à assurer que les personnes âgées obtiennent des services dans la langue officielle de leur choix, qu’elles habitent dans un foyer de soins ou dans un foyer de soins spéciaux, ou encore qu’elles fassent appel au soutien à domicile.

L’Association est pour sa part convaincue que l’incapacité des aînés d’obtenir des services dans la langue officielle de leur choix risque de nuire non seulement à la qualité des services qu’ils reçoivent, mais également à leur santé physique et mentale. Comme tous les intervenants consultés par le Groupe de travail sur les services aux aînés, nous sommes également convaincus qu’il est possible de desservir les aînés dans la langue de leur choix sans compromettre l’ensemble des services auxquels ils ont droit.

Vous remerciant à l’avance de l’attention que vous porterez à cette importante question, veuillez accepter, Madame la Ministre, nos salutations distinguées.

Solange Haché, présidente
Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick