Les gens du Restigouche doivent se poser des questions

Les gens de Restigouche et du Madawaska n’ont pas à demander la permission à Blaine Higgs pour se jumeler avec les régions frontalières du Québec et du Maine. Ils doivent d’abord obtenir l’accord de leurs propres citoyens.

Ils doivent demander à leurs soignants s’ils ont hâte de revêtir leurs habits de héros advenant le retour de la COVID-19. Ils doivent demander l’avis du personnel des foyers de soins, des employés des épicerie et des camionneurs. Ils doivent demander à leurs voisins dont l’intervention chirurgicale continue à être remise à plus tard à cause de la COVID-19.

Ils doivent en parler à leurs voisins qui reconnaissent les signes avant-coureurs d’une crise cardiaque, mais qui hésitent à se présenter à l’urgence par crainte de la COVID-19.

Il n’y a personne ici, dans la région de Moncton, qui veut visiter le Québec et l’Ontario. Et chaque éclosion dans le nord de la province contribue à nous garder à distance. C’est peut-être injuste, mais c’est comme ça.

Je ne comprends pas les objectifs des manifestations prévues pour samedi.

Le seul résultat que je vois c’est que ça va me garder dans le Sud pour au moins les 15 jours suivant la date des manifestations. Ou même plus tard encore si les manifestations entraînent une éclosion de COVID-19.

C’est votre choix. C’est à vous de décider si vous voulez continuer à faire totalement partie du Nouveau-Brunswick ou si vous préférez qu’on vous perçoive comme une extension du Québec. Blaine Higgs a très peu à dire là-dessus, n’en déplaise à plusieurs.

Ces régions qui partagent une frontière avec le Québec devraient plutôt concentrer leur énergie à bien gérer la horde de Montréalais qui risque d’arriver chez eux. Le Québec a eu à subir plus de 5500 décès, alors qu’il y en a eu que deux au Nouveau-Brunswick. C’est une réalité assez criante.

Jean-Marie Brideau
Moncton