Mourir seul en santé ou malade auprès des siens

Claude Snow
Caraquet

Un récent reportage à Radio-Canada a soulevé d’importantes questions concernant les effets d’un trop grand confinement sur les résidents de foyers.

Il n’est pas facile de trancher entre le besoin d’assouplir les règles et de protéger la santé. Le risque que la santé des résidents soit compromise par les visiteurs doit être pesé contre le risque de mourir d’ennui. En somme, la question se pose à savoir s’il vaut mieux mourir seul en pleine santé ou risquer de mourir du virus, accompagné des siens. Des deux, quelle est la plus grande affliction?

Chose certaine, les effets pervers du confinement sont nombreux: perte d’autonomie, déclin de l’état de santé, diminution de la mobilité, effets sur le moral, sentiment d’abandon et d’être isolé, d’être oublié par ses proches, d’être privé de voir ses enfants, etc.

Comme on le sait, les besoins des résidents ne sont pas uniquement sur le plan physique. Il est vrai qu’il leur faut de l’aide pour l’alimentation, la coiffure, la toilette et le reste et qu’il faut prendre des précautions en vue de les maintenir en santé, mais ils ont aussi besoin d’avoir des contacts sociaux, par exemple des proches qui prennent le thé avec eux, qui font des promenades ou qui leur tiennent la main pendant leur sommeil.

Ainsi, leur qualité de vie dépend de plusieurs facteurs et toute décision à l’égard du confinement doit tenir compte à la fois des facteurs sanitaires et sociaux en optant pour la solution qui, au total, s’avère la plus bénéfique.