Ne jugeons pas

Si les sérieuses plaintes récentes envers notre 29e gouverneure générale s’avèrent fondées, que fera-t-elle alors ou que fera notre premier ministre canadien qui l’a nommée à ce prestigieux poste en octobre 2017?

Menée par le réseau national de la CBC auprès d’anciens et d’actuels employés au bureau de notre très honorable gouverneure, l’enquête nous peint un vécu très malsain à son bureau et même ailleurs. On parle même d’un climat toxique et l’entourage semble vivre la terreur, l’humiliation et des insultes à répétitions.

Jusqu’à ce jour, plusieurs membres de son personnel ont démissionné de leurs postes tandis que d’autres y demeurent, mais avec des larmes à sécher et certains songent à abandonner leur boulot.

Julie Payette est la 29e personnalité et la quatrième femme à occuper cette très prestigieuse fonction, elle a un parcours académique et professionnel reluisant. En plus de cela, une vingtaine d’universités canadiennes lui ont décerné des doctorats honorifiques, y compris l’Université de Moncton.

Probablement, tout au long de sa vie, elle a dû être très exigeante envers elle-même. Sans doute, cette exigence l’est tout autant envers ses collègues de travail.

Sans me prétendre expert, il se peut, d’après mes réflexions, qu’elle soit parfois complètement débordée et épuisée. En raison de ces facteurs humains, elle perd le contrôle de ses émotions, comme cela arrive à d’autres êtres humains vivants des moments d’énorme stress.

En ce moment, on ne doit donc pas condamner ni blâmer les employés qui ont exprimé leur situation malheureuse ni notre gouverneure générale qui vit probablement autant de souffrances et de peines que n’importe quelle autre personne dans son entourage.

Pour voir plus clair dans cette malheureuse affaire, suspendons notre jugement et attendons la venue d’une enquête sérieuse et indépendante.

Alcide F. LeBlanc
Moncton