Les francophones du N.-B. doivent se poser une question

Monsieur Blaine Higgs a déclenché des élections d’urgence pour le 14 septembre prochain, supposément pour amener de la stabilité dans notre province. En fait, l’a-t-il fait tout simplement pour se donner une majorité alors que les libéraux ont un néophyte comme chef?

Ceci est plutôt surprenant puisque plusieurs autres gouvernements ont annulé des élections en raison de la pandémie actuelle.

Le gouvernement Higgs-Austin se pète les bretelles pour sa gestion de la COVID-19. Soyons clairs, cette victoire passagère est redevable aux décisions de Dre Jennifer Russell de la santé publique, en coopération avec tous les chefs de parti.

Les francophones du Nouveau-Brunswick doivent se poser une question fondamentale.

Quelles seront pour nous les conséquences si M. Higgs reçoit carte blanche avec une majorité? Respectera-t-il nos droits linguistiques?

Il est celui qui disait en 1988 qu’il ne devrait y avoir qu’une seule langue officielle dans notre province; l’anglais. Encore pire, d’après lui, vu qu’une minorité (16%) des francophones du N.-B. ne comprennent pas l’anglais, la solution serait tout simplement de leur enseigner cette langue.

Plus récemment, il était prêt à négocier avec Kris Austin de l’Alliance, en vue de diminuer nos droits.

Nous avons quand même eu dans le passé des chefs conservateurs (Hatfield, Lord, Alward) qui savaient mettre leur pied à terre lorsque leurs députés manquaient de respect envers les francophones.

Malheureusement, nous avons aussi eu des chefs libéraux qui ont été muets pour la défense de nos droits.

Nos convictions linguistiques seront-elles plus grandes que nos convictions politiques?

William La Plante
Moncton