Brenda Robertson: une pionnière à honorer

Mercredi dernier, une grande dame nous quittait. Madame Brenda Robertson laisse derrière elle un legs qu’il nous faut honorer.

Bref retour en arrière: les femmes du Nouveau-Brunswick obtiennent le droit de vote aux élections provinciales en 1919. Ce n’est qu’en 1934, qu’elles peuvent se porter candidates dans une élection. Il faudra cependant attendre 33 ans pour qu’une femme traverse l’imposante porte de l’Assemblée législative.

C’est en 1967 que Brenda Robertson est élue comme députée. Elle forme avec Richard Hatfield, premier ministre progressiste-conservateur et le ministre Jean-Maurice Simard, un trio politique qui marquera l’histoire au Nouveau-Brunswick. Tous les trois défendaient avec ardeur les enjeux de la francophonie et étaient perçus comme des alliés pour les francophones dispersés dans tous les recoins de la province.

Mme Robertson sera réélue à quatre reprises, occupera des ministères influents dont ceux de la Santé, de la Jeunesse, sera responsable de la Réforme des programmes sociaux et siègera au Sénat pendant 20 ans. À titre d’infirmière, je me rappelle son rôle capital dans le dossier de l’implantation du programme de soins de santé à domicile ou «l’extra-mural». Ce programme fait d’ailleurs l’envie de plusieurs provinces encore aujourd’hui.

À juste titre, nous pouvons la considérer comme une «bâtisseuse de la mosaïque culturelle et sociale du Nouveau-Brunswick». Comment honorerons-nous cette pionnière de la première heure?

Renée Guimond-Plourde
Edmundston