Un privilège pour Blaine Higgs

Marcel Arseneau
Moncton

L’éditorialiste de l’Acadie Nouvelle, François Gravel a choisi un titre frappant pour son texte du 1er octobre. Il l’a coiffé des mots suivants: Higgs rappelle qui est le patron.

Nous savons que le premier ministre Higgs a choisi son tout nouveau conseil des ministres le mardi 29 septembre.

Tout semblait aller pour le meilleur des mondes dans le caucus du Parti conservateur jusqu’au choix du nouveau conseil des ministres. À ce moment-là, certains députés exclus du cabinet ont commencé à gronder ou à se mettre de travers dans la crèche.

Ce n’est pas le genre de comportement que Blaine Higgs s’attend ou tolère de ses députés.

En fait, il y aurait six anciens ministres qui furent tout simplement mis de côté du conseil des ministres. Nous savons que faire partie d’un cabinet de tout gouvernement comporte énormément de prestige, sans parler des avantages financiers qui y sont rattachés ainsi que les autres bénéfices.

Le premier ministre connaît mieux que quiconque les forces et les faiblesses de ses députés. Dans l’ancien gouvernement, soit celui élu en 2018, M. Higgs avait peu de marge de manœuvre. Il n’avait que 20 députés. Il fallait donc qu’il confie des responsabilités à des députés qui étaient plus ou moins capables de gérer un ministère.

On peut comparer un conseil des ministres à une équipe de baseball. Si l’équipe se présente sur-le-champ avec seulement onze joueurs, dont deux sont des lanceurs, il pourrait être difficile de remporter une victoire à moins d’être très chanceux

M. Higgs avait 27 députés cette fois-ci pour former son conseil des ministres. Il avait le privilège de choisir des députés qui lui seraient fidèles, tout en tassant hors de l’équipe une demi-douzaine d’anciens ministres qui ne partageaient pas ses idées ou qui ne répondaient plus aux exigences du poste.