Le retour de l’anxiété

J’ai lu dans l‘Acadie Nouvelle du 13 octobre que la consommation d’alcool a connu une forte hausse pendant la pandémie, notamment à cause de l’anxiété. Certains ont même recommencé à boire «après des années d’abstinence» de dire le journal.

Je ne serais pas surpris d’entendre des médecins affirmer que la demande pour des calmants ou d’autres médicaments susceptibles de diminuer le stress ou l’anxiété a augmenté de façon considérable depuis que le coronavirus est revenu dans nos régions.

Au début de la pandémie, en mars dernier, c’était la peur de l’inconnu qui nous habitait. Nous ne savions pas ce qu’était le coronavirus. À l’heure actuelle, c’est la peur du connu qui nous inquiète.

Je croyais cet été que la COVID-19 était disparue de nos milieux, depuis l’éclosion du mois de mars. En fait, je me faisais des illusions ou des «accroires» comme le disait le sénateur Pascal Poirier, ce grand Acadien, natif de Shédiac.

Chaque soir en écoutant le bulletin de nouvelles, on nous donnait le nombre de cas dans les autres provinces et même dans les autres pays. Le Nouveau-Brunswick venait souvent parmi les dernières provinces quant au nombre de cas.

Mon anxiété diminuait. Je me disais qu’il y avait peu de chance que la COVID-19 revienne dans notre petite province avec toutes les mesures mises en place par le gouvernement, les professionnels de la santé et même les gens ordinaires.

À l’heure actuelle, nous connaissons une autre vague de coronavirus dans les régions du Restigouche et du Grand Moncton. Le nombre de cas est tout de même limité, mais ce n’est pas drôle pour les personnes atteintes ou leurs familles.Et le pire, c’est que nous ne connaissons pas la durée ou l’ampleur de cette vague.

Marcel Arseneau
Moncton