Un virus verbal qui ne doit pas traverser la frontière

Depuis 2016, aux États-Unis d’Amérique, nous n’avons peut-être jamais vu ou entendu de notre vivant des conduites aussi honteuses et déshonorantes, des comportements si abaissants, des mots autant blessants ou de paroles aussi mensongères.

Ceux et celles qui ont observé la campagne politique américaine, il y a quatre ans, se souviennent encore des termes inacceptables utilisés par Donald Trump lorsqu’il avait qualifié Hillary Clinton de «malhonnête Hillary».

La campagne de 2020 n’est guère différente de celle de 2016. Pour décrire le chef des démocrates, M. Trump l’appelle «Sleepy Joe». Dans le cas de Kamala Harris, la candidate à la vice-présidence, Trump emploie même des mots encore plus graves: «Elle est une communiste. Elle est un monstre.»

Comment expliquer que le système judiciaire de ce pays n’entreprend pas de poursuites criminelles pour arrêter ou punir ce président ou quiconque osant prononcer de telles déclarations?

Souhaitons que ce virus verbal ne traverse jamais nos frontières canadiennes, car il offre aux enfants, à la jeunesse et aux adultes de honteux et méprisables exemples.

Alcide F. LeBlanc
Moncton