Dans l’article de la page 4 du jeudi, 5 novembre, Réal Fradette souligne – avec raison – le manque de transparence du ministère responsable de l’affichage routier.

La photo qui l’accompagnait montrait également la toute petite place qu’occupe le français, notre langue officielle!

Sur le panneau, le chiffre «30» seul, sans complément, n’a aucune signification. Le panneau doit indiquer clairement «30 km/h». Il doit aussi s’écrire en français: «de 7h30 à 16h les jours d’école».

Année après année, depuis cinquante ans, notre gouvernement provincial affirme représenter les deux communautés de langue officielle et vouloir «protéger et promouvoir» nos deux langues.

Depuis 1970 pourtant, l’affichage routier en français est souvent imprécis, erroné ou boiteux. Certaines affiches du ministère des Transports semblent avoir été rédigées dans l’atelier de fabrication des panneaux par des employés qui s’improvisent traducteurs!

Pour préserver le français dans l’affichage routier et sur la place publique, il faudra que soit mise sur pied une commission de toponymie, qui établira des critères et offrira des conseils en matière d’affichage.

Si notre gouvernement ne prend pas les moyens qu’il faut, dans cinquante ans notre province affichera de plus en plus son seul visage anglais…

Et loin, loin derrière, clopinera peut-être encore son petit frère pauvre et mal-aimé, le français.

Quant à moi, je n’y serai plus et n’aurai aucun souci!

Adrienne Deveau
Bathurst

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