Sommes-nous encore des animaux raisonnables?

Avec éclat, je me souviens encore jusqu’à ce jour de la définition philosophique de l’être humain.

Je l’ai apprise du regretté père Alfred Pellerin, mon professeur de philosophie à l’Université Saint-Joseph.

Quand je lui ai demandé de définir le terme, il a rapidement répondu: «Un être humain est un animal raisonnable.»

Presque tous les jours, je marche et je cours dans le magnifique parc Fairview Knoll situé à Moncton. Lorsque je m’y rends, il y a d’énormes choses que je ne réussis pas tout à fait à comprendre.

Malgré le fait qu’il y ait trois conteneurs le long du chemin, certains marcheurs avec leurs chiens jettent simplement le long du parcours les petits sacs en plastique contenant des excréments fécaux provenant de leurs chiens.

D’autres les déposent sournoisement dans la forêt.

Il y a aussi un autre élément qui montre que certaines personnes ne sont pas tout à fait socialement raisonnables. Tout au long de la promenade, certains fumeurs jettent simplement leurs mégots de cigarettes contribuant également à rendre ce parc moins beau et moins propre.

À mon humble avis, ces deux simples exemples ne nous démontrent-ils pas que le comportement de certains n’est nullement et humainement raisonnable?

Alcide F. LeBlanc
Moncton