Racisme systémique ou acharnement politique?

Alcide F. LeBlanc
Moncton

Est-ce de l’acharnement politique ou un exemple subtil du racisme systémique?

Comme chroniqueur, le professeur Roger Ouellette a bien posé la question dans sa réflexion intelligente et convaincante publiée dans l’Acadie Nouvelle le 20 janvier, la journée même de l’inauguration du 46e président des États-Unis.

Personnellement, avec ce brillant professeur, je suis de l’avis que la poursuite judiciaire devrait être abandonnée dans les plus brefs délais, car d’après mon analyse, le Dr Jean-Robert Ngola a suffisamment souffert depuis le début de cette malencontreuse aventure. Par exemple, quand le public a été saisi de cette affaire, le Dr Ngola n’a-t-il pas été inondé d’appels téléphoniques ou subi sur les réseaux sociaux des messages disgracieux, insultants, accusateurs? S’il était de couleur blanche, croyez-vous que ces personnes auraient agi de la même façon? On a le droit d’en douter. Sans s’en rendre vraiment compte, peut-être que certains de ces individus ont formulé leurs plaintes qui furent inspirées par un petit degré de racisme systémique!

Depuis le début de cette épreuve, notre premier ministre s’obstine à laisser croire que lui-même et les autres n’ont aucun blâme à se reprocher. Comment expliquer que les gens de la région ont pu deviner qu’il s’agissait de ce docteur? Jusqu’à présent, depuis la pandémie, chaque cas n’est-il pas traité de façon confidentielle?

Comme on le sait trop bien, les procédures judiciaires peuvent occasionner de forts coûts à la fois du côté du plaignant comme celui de l’accusé. Et ce n’est pas seulement le premier ministre qui aura à débourser, mais chaque contribuable et le Dr Ngola. Nos finances souffrent déjà trop et les priorités sociales ne manquent pas. Venez à Moncton pour constater le nombre croissant d’itinérants.

Un autre malheur nous est arrivé depuis cette malheureuse et regrettable aventure. Notre province a perdu un médecin et la province de Québec en profite avec joie.