Pandémie…

Sans être spécialement religieux ou mystique, je suis profondément convaincu que les événements tragiques sont porteurs de messages pour nous rediriger vers une voie plus sécuritaire. Par exemple, en voiture, lorsqu’on ressent que les pneus perdent de l’adhérence sur la route, c’est généralement un signe que l’on doit ralentir.

Un autre exemple, de plus en plus de lacs meurent, la pollution détruit la vie dans ces petits habitats marins, cela semble être un message clair que l’on doit moins polluer pour protéger notre habitat, la planète Terre.

Maintenant, qu’elle message peut-on attribuer à un évènement aussi important qu’une pandémie. Si la gravité du message est équivalente à la gravité de l’évènement, nous avons intérêt à bien comprendre.

Des événements aussi tragiques que la catastrophe de Tchernobyl, du World Trade Center ou le Tsunami du Japon ont-ils des points communs qui cachent un message?

La COVID-19 est originaire de la Chine, un pays surpeuplé dont l’économie a favorisé les mégalopoles ou grandes cités. Les régions les plus touchées par la pandémie sont les grandes villes, les points de rencontre les plus achalandés comme les aéroports. Les impacts les plus tragiques ont été des milieux fermés, mais avec une concentration de personnes comme des résidences avec plus de 100 personnes. Donc, un point commun aux tragédies est la concentration ou la densité de la population.

D’un point de vue économique, la centralisation a énormément de vertus et la grande majorité des économistes sont des adeptes de ce concept. Les économies d’échelle, la synergie des grands regroupements et le besoin humain de socialiser favorisent fortement la tendance centralisatrice.

Maintenant, est-ce que la pandémie, à l’instar des grandes tragédies, est un message d’avertissement? Est-ce l’équivalent des roues qui commence à déraper? Est-ce qu’on doit renverser cette tendance et rechercher plutôt un équilibre régional ou mondial? Doit-on éviter le chant des sirènes de la centralisation et lutter pour décentraliser les services et la gouvernance?

Peut-on enfin profiter des nouvelles technologies et de l’après-pandémie pour rediriger la race humaine dans un développement plus stable et sain? Viser la qualité et non la quantité.

Je termine ma réflexion sur ce proverbe très simple: «Il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier».

Rénald Haché
Lamèque