À Bathurst, en anglais

Jean-Pierre Joncas
Beresford

Stéphanie Chouinard, à la suite de la lecture de votre article «Un silence qui en dit long», je vous transmets quelques expériences vécues dans le système de santé à Bathurst.

Juillet 2006, après une opération chirurgicale, la cheffe de département refuse ma demande d’aide et ne me répond qu’en anglais. Elle m’abandonne toute la journée jusqu’à l’arrivée de mon épouse qui exige des explications. J’en ressors avec une lésion au poumon parce qu’on ne m’a pas fait marcher cette journée-là. Nous avons officiellement porté plainte.

Année 2000, rencontre avec un endocrinologue unilingue anglais. Une interprète assise derrière moi.

8 février 2021, mon voisin rencontre un ORL unilingue anglais.

9 février 2021, je subis une biopsie avec une radiologiste unilingue anglaise, à Bathurst depuis 11 ans.

Le bilinguisme au Nouveau-Brunswick signifie que les Acadiens et francophones doivent parler anglais.