Au boulot tout de suite!

Le Parti libéral du Nouveau-Brunswick est-il à l’œuvre pour dénicher des candidats ou candidates pour assumer la chefferie de leur formation politique?

On se souvient trop bien de la situation de ce parti avec un quasi-inconnu, soit Kevin Vickers, de Miramichi, comme chef à l’élection générale de septembre 2020.

Les libéraux ont tout de même réussi à conserver 17 sièges sur 49, mais surtout dans les régions acadiennes.

Je ne veux en aucune façon blâmer M. Vickers des résultats de son parti. Plusieurs s’en rendent maintenant compte: ce n’était pas un chef politique.

Pour utiliser une expression déjà trop bien connue, M. Vickers ne possédait pas les qualités de leadership pour diriger un parti politique. Et encore moins pour devenir premier ministre de la province à la place de Blaine Higgs.

J’estime que les dirigeants du Parti libéral de la province devraient se mettre au boulot tout de suite, si ce n’est pas déjà chose faite pour trouver des hommes ou des femmes capables d’assumer le leadership. Il doit y en avoir et pas nécessairement dans les grandes villes.

Il est difficile de prédire ce que fera le premier ministre Blaine Higgs au cours de la prochaine année. Il a confié un dossier très important à l’un de ses ministres, soit Daniel Allain afin de tout revoir la structure municipale de la province. Et nous sommes en pleine pandémie de COVID-19. À ce que je vois et que j’entends, ce coronavirus préoccupe plus les gens du Nouveau-Brunswick que la politique.

M. Higgs me paraît un chef intelligent, mais rigide qui n’accepterait pas que l’une de ses principales promesses électorales tombe à l’eau. Cela peut facilement arriver dans son parti politique. C’est arrivé ailleurs.

C’est justement pourquoi le Parti libéral de la province doit être prêt à toute éventualité.

Marcel Arseneau
Moncton