Le vrai Donald Trump

Depuis 2016, j’ai lu de nombreux livres liés au 45e président des États-Unis. De ceux-ci, j’ai beaucoup appris sur son éducation familiale, en particulier de son père, ses échecs, ses milliers et ses milliers de mensonges. Son père lui a appris deux attributs majeurs qu’il a pleinement intégrés dans sa vie: ne jamais s’excuser auprès de personne, ne jamais admettre une erreur. Si vous le faites, c’est un signe de faiblesse.

Si nous devions lui poser une question fort simple comme: «Qu’est-ce que le pouvoir?» Il répondrait instantanément: «Le vrai pouvoir est la peur». Grâce à ce trait particulier, nous pouvons visualiser pourquoi tant de personnes ont si peur de lui. Elles connaissent à l’avance les conséquences, car il attaquera, humiliera ou congédiera automatiquement. Par exemple, les sept sénateurs républicains ayant voté pour le destituer la semaine dernière paieront désormais un très lourd tribut politique. Il les qualifiera de traîtres ou fera tout en son possible pour les empêcher leur réélection.

Quant à ses échecs, ils sont nombreux. Par exemple, dans le monde des affaires, il a échoué au moins cinq fois, sinon sept. Dans la lutte contre la COVID-19, il a failli car il n’a pas donné suffisamment de considérations sérieuses à l’épidémie. Dans les semaines à venir, le nombre de décès atteindra vraisemblablement les 500 000.

Quant à l’économie, il s’agit également d’une catastrophe nationale comparable à celle d’il y a 90 ans. Les États-Unis sont presque maintenant un pays du tiers monde.

Les élections américaines de 2020 ont été remportées par les démocrates, mais ce fait a été publiquement et fréquemment nié par Donald Trump. Plus de 60 batailles juridiques ont été entreprises par lui pour renverser les résultats parce qu’il ne pouvait pas admettre sa défaite.

Avant et le 6 janvier dernier, M. Trump a soigneusement prévu d’annuler le verdict politique.

Le Capitole, symbole sacré de la démocratie américaine, a été brutalement attaqué par une foule non civilisée.

Pendant un certain temps, la fragile démocratie américaine était en grand péril.

Puis, au niveau du Sénat, un deuxième procès en destitution. Le 13 février, après quatre jours de délibérations, Donald Trump n’a pas été condamné pour ses crimes politiques, mais je crois que le public américain et le monde entier ne sont pas d’accord avec ce verdict!

Le 6 janvier 2021 et le 13 février 2021 seront pour longtemps gravés dans la mémoire collective.

Alcide F. LeBlanc
Moncton