La vérité à propos des DSL

Monsieur le ministre Daniel Allain, quand je lis tout ce qui se dit au sujet de la gouvernance locale, je ne peux que constater que beaucoup de gens ne sont pas du tout au courant de ce qui se passe vraiment dans un DSL. Premièrement pour ce qui est de la démocratie, il n’y a pas plus démocratique qu’un DSL. Chaque fois qu’on veut faire une dépense de plus de 1500$, il faut convoquer une réunion publique et débattre du sujet. Il y a ensuite un vote, si c’est accepté la dépense aura lieu sinon elle ne se fera pas. C’est donc la population qui décide ce qui veut dire que contrairement à ce qu’on laisse entendre, on a un pouvoir décisionnel. Vous aurez certainement compris que j’habite dans un DSL et j’en suis très fière.

Comme tous les gens du Nouveau-Brunswick, nous payons des taxes. Eh oui, nous payons pour le service de police, le service de pompiers et finalement pour le ramassage des ordures. Qu’on arrête de dire que nous ne payons pas pour ces services.

Un autre point qui me chatouille un peu c’est lorsqu’on dit qu’on se sert des services des villes. Il y a longtemps, chaque petit village ou DSL avait sa propre école et son garage. Les villes sont venues nous enlever tout ça. On n’a pas le choix de se rendre en ville pour ces services. Je suis parfaitement d’accord avec l’idée d’utilisateur-payeur puisque les arénas et piscines sont dans les villes. Si on veut utiliser ces services, il est tout à fait normal de payer. Laissez-moi vous dire que mes petits-enfants ont payé leur juste part pour jouer au hockey et utiliser la piscine. Les utilisateurs paient le même prix que les gens de la ville. Ces villes reçoivent toutes sortes d’octrois et ce sont les villes qui obtiennent tous les bureaux de services gouvernementaux autant au provincial qu’au fédéral alors qu’on ne vienne pas me dire que ce sont les DSL qui empêchent le progrès du N.-B. Le gouvernement est capable de le faire tout seul et il le fait très bien. Tout ce que les DSL demandent c’est de garder leur identité et de demeurer maîtres chez eux.

À vous monsieur Allain de me démontrer quels seraient les avantages de joindre une ville.

Guy et Mariette Paulin
Village-Blanchard