Éducation: nos jeunes sont nettement défavorisés

Si 25 000 chiens au Nouveau-Brunswick étaient en détresse, on les aiderait. Pourquoi ignore-t-on 25 000 étudiants dans un état précaire?
Être en classe la moitié de l’année scolaire entraîne un impact important sur les apprentissages!

Les étudiants sont nettement défavorisés autant académiquement que mentalement si on se compare avec le reste de l’Atlantique.

Étant dans la bulle des provinces de l’Atlantique en septembre 2020, le gros bon sens aurait voulu que le Nouveau-Brunswick reçoive tous les élèves du secondaire en classe à temps plein. Malheureusement, le ministre de l’Éducation a choisi le système hybride qui avait de sérieuses lacunes dès le mois d’octobre…

Des centaines d’ados passent à travers les failles du système et sont sacrifiés par leurs propres dirigeants en éducation. Pourquoi rendre la pandémie plus accablante pour les jeunes que nécessaire en introduisant un système sans étude et consultation appropriées? Et pourquoi ne pas avoir éliminé ce système dès que l’évidence, en octobre 2020, montrait ses lacunes sérieuses?

Il faut se rappeler que les étudiants des provinces avoisinantes avancent sans incident et jouissent d’une éducation à temps plein depuis septembre 2020. Nos jeunes sont nettement défavorisés.

Même les étudiants de Terre-Neuve ont profité d’apprentissage à temps plein depuis septembre.

Seulement les écoles touchées par la pandémie sont fermées temporairement, pas toute la province! C’est déchirant de penser que nos étudiants ont tellement souffert sans raison!

Quelle preuve y a-t-il qu’accueillir 400 élèves un jour et un autre 400 le lendemain empêchera le virus de se propager? La preuve semble être le contraire dans les autres provinces de l’Atlantique.

L’apprentissage hybride est un échec. C’est incontestable, les résultats scolaires sont impactés négativement. C’est inacceptable que dans notre belle province, on néglige les adolescents!

Pas étonnant que des établissements postsecondaires ne considèrent même pas les diplômés 2021 du Nouveau-Brunswick dans certains domaines d’étude.

Faut aussi dire que de nombreuses victimes de cette mauvaise décision n’obtiendront pas leur diplôme avec leurs copains. Et le pire est qu’on pourrait récupérer un peu cette tragédie en ramenant les jeunes à l’école secondaire à temps plein le reste de l’année scolaire.

Le ministre Cardy refuse de prendre ses responsabilités et refuse de remédier à la situation.

Si les écoles maintiennent le statu quo, le ministre Cardy peut continuer à dire que c’est à cause de sa décision que le Nouveau-Brunswick évite les éclosions. Les ados ont le dos large!

L’attitude insouciante et le manque d’empathie envers ce groupe de 25 000 Néo-Brunswickois sans défense sont flagrants! M. Cardy semble n’avoir aucune idée de l’ampleur de la crise dans les écoles ni de l’impact inacceptable sur les jeunes. Et comment pourrait-il? Il n’est ni éducateur ni parent!

Faisons pression sur le gouvernement afin de récupérer le deuxième semestre! La justice prévaudra!

LouElla Dickinson
Moncton