La révision linguistique est déjà commencée

Comme on le sait déjà, le Canada et le Nouveau-Brunswick doivent entreprendre cette année une révision de la Loi sur les langues officielles.

Je me réjouis déjà de voir que notre pays a déjà manifesté des signes encourageants. À l’instant, je mentionne un seul élément qui me réjouit énormément. Si une personne veut devenir juge de la Cour suprême du Canada, elle devra dorénavant être bilingue dans les deux langues officielles de notre pays. Déjà un projet de loi se prépare en ce sens.

Peut-être qu’un jour, notre province choisira une direction similaire et votera une loi qui exigerait que le premier ministre et l’ensemble des députés de l’Assemblée législative soient capables de comprendre et de parler les deux langues officielles.

On imiterait ainsi le mouvement de la justice nationale. Et puisqu’on y est, à l’avenir aussi, pourquoi ne pas établir les mêmes exigences linguistiques pour les députés canadiens?

Imaginons la vive réaction d’une partie de la population provinciale si un jour l’un des nôtres devenait premier ministre ou député sans posséder les capacités linguistiques lui permettant de s’exprimer ou de comprendre la langue de nos compatriotes et amis anglophones.

Le comté de Kent, à grande majorité francophone, a déjà connu ce genre de réalité. Il a envoyé à Fredericton des élus qui n’ont jamais prononcé le moindre mot de français à l’Assemblée législative!

Alcide F. LeBlanc
Moncton