Un peu d’aide pour nos salles communautaires

Après une année assez désastreuse d’annulations de la plupart des activités payantes ou de collectes de fonds pour la majorité des centres et des salles communautaires, les dirigeants et les conseils d’administration ont été frappés en pleine figure, ils viennent de recevoir leur facture d’impôts fonciers pour l’année 2021, et ce, sans aucune mention de crédits possibles ou même d’aide financière disponible pour venir en aide à ces organisations de bienfaisances communautaire.

Malgré tous les programmes fédéraux et provinciaux d’assistance financière, la plupart de ces organismes ne se qualifient pas en raison de leur statut d’organisme sans but lucratif.

Toujours sans la moindre source de revenus constante pour payer leurs factures d’opération normale comme les assurances, l’électricité, le chauffage, la maintenance, etc., l’ajout des impôts fonciers en ce printemps va certainement aller puiser profondément dans les fonds d’urgence de plusieurs de ces organismes.

Un gouvernement compatissant et reconnaissant de la contribution à nos communautés par ces salles et ces centres communautaires ne pourrait-il pas trouver le moyen de venir en aide à ces organismes et contribuer à leurs efforts de survie pendant ces temps extraordinaires et difficiles pour l’opération continue de ces établissements?

Je demande à nos leaders provinciaux de bien vouloir considérer une exemption sur les impôts fonciers pour toutes les salles et les centres communautaires de notre province, afin de leur laisser un peu de marge de manœuvre avec leurs maigres finances pendant cette période économique difficile.

Je suis convaincu qu’un tel geste d’appui et d’empathie envers nos organismes serait bien vu et accepté par la majorité de la population du Nouveau-Brunswick.

En plus, il faut être conscient que certains de ces organismes pourraient bien avoir à fermer leurs portes si les activités communautaires rassembleuses qui sont leur gagne-pain ne reprennent pas très bientôt. Ce qui serait une grande perte pour plusieurs communautés qui dépendent des activités de divertissement et sociales que ces salles et centres offrent à la population.

Le temps est opportun pour nos leaders de reconnaître les contributions de ces établissements communautaires et de les appuyer dans leurs moments de difficulté.

Gilles Cormier
Saint-André-LeBlanc