Citoyen de deuxième classe

Rachel McGraw
Dieppe

Je viens vous parler d’une situation vécue récemment à une clinique de prise de sang du réseau de santé Vitalité, située sur la rue Champlain, à Dieppe. La jeune fille qui m’a fait la prise de sang était une unilingue anglophone. Elle m’a offert d’aller chercher quelqu’un d’autre pour me servir, service que j’ai refusé, car il n’y a pas beaucoup d’explications à comprendre.

Je me suis sentie encore une fois comme un citoyen de deuxième classe.

Je me demande premièrement comment il se fait qu’une personne anglophone unilingue puisse travailler dans un réseau qui est là pour répondre à la minorité francophone. J’avais l’impression que pour travailler dans le Réseau de santé Vitalité, toute personne se devait d’être bilingue.

Une personne unilingue anglophone n’aurait qu’à apprendre quelques consignes simples pour servir les clients dans la langue de leur choix.

J’ose espérer que c’est la dernière fois que je me fais servir en anglais dans le Réseau de santé Vitalité.