Un autre risque énergétique énorme

Dans sa chronique Pour sauver Énergie NB, il faudra peut-être augmenter ses tarifs (Daily Gleaner le 17 mars 2021), Richard Saillant a fait une évaluation intéressante de la dette d’Énergie NB et de son insoutenable ratio dette/capitaux propres à 15,7 pour un. La cote de crédit attribuée en 2019 à Énergie NB par un consultant est arrivée à un cran au-dessus de la cote «junk». Entre-temps, la société d’électricité dépensera entre 2,7 et 3,7 milliards $ pour la remise à neuf du barrage de Mactaquac afin qu’il puisse continuer à produire de l’électricité jusqu’à sa durée de vie prévue de 100 ans.

Cependant, le commentaire de M. Saillant ne mentionne pas le pari du gouvernement Gallant et du gouvernement Higgs, et indirectement d’Énergie NB, d’«investir» dans deux petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) à Pointe Lepreau qui ajouteront certainement des milliards de dollars à la dette. Les deux prototypes, l’ARC-100 et le Moltex SSR, en sont encore à la phase de conception et ne fourniront aucune énergie dans moins de 15 ans, voire jamais.

Le premier ministre Higgs a déclaré son intention d’équilibrer les comptes tout en acceptant de prendre un autre risque énergétique énorme et non prouvé avec les projets SMR. Il s’agit d’un autre gâchis qui laisse perplexe tout esprit réfléchi. M. Saillant commentera-t-il l’impact économique des deux SMR comme il l’a fait pour le barrage de Mactaquac ? Et doit-on pardonner au premier ministre Higgs de ne pas avoir «mis en place les mécanismes de surveillance appropriés pour éviter de répéter les erreurs du passé», M. Saillant?

N’y a-t-il pas des options meilleures et moins coûteuses que la remise à neuf du barrage et le développement de l’énergie nucléaire? Je suis sûr que vous connaissez les réponses.

Sam Arnold
Woodstock