Je fais un rêve avec les mots de Martin Luther King

Puissions-nous rencontrer qui bon nous semble, respirer démasqués, nous déplacer sereinement au cours de l’été qui approche.

Apeurés par la pandémie, nous avons été contraints de ronger nos freins et sans vie sociale, nous rêvons de nous aimer librement.

Le danger en confinement, c’est de ne rien faire. Le mouvement physique est une source importante d’énergie – il nous est essentiel de bouger. Si nous ne pouvons pas sortir, pratiquons l’exercice à la maison.

Assurons-nous de bien manger et d’avoir un sommeil réparateur. La pandémie nous affecte, mais surtout, ne nous laissons pas abattre. Saisissons les petits plaisirs du moment présent.

Un an de pandémie n’a fait qu’accentuer notre dépendance au numérique et aux rendez-vous virtuels. Ce qui s’est passé pendant la pandémie est trop grave pour être tu. Une infirmière en soins palliatifs me parle des lourdes conséquences humaines causées par les mesures sanitaires.

Comment a-t-on pu arracher aux personnes âgées ou mourantes, leurs derniers moments de vie?

Tant de gens n’ont pu ni voir ni même enterrer leurs morts. Je pense aux mourants à qui on a retiré le droit de dire au revoir. C’est la première fois dans l’histoire des gens de ma génération qu’on impose ce cauchemar d’humanité. Je pense au désarroi des soignants et soignantes, à la force et au courage de ceux qui ont osé transgresser intelligemment les mesures en place. Les gouvernements ont sous-estimé l’importance des rites autour de la mort. Malgré tout, les gens ont écouté leur conscience pour respecter l’interdit. Toute mon admiration au personnel de la santé. Vous avez été des anges pour les personnes dans le besoin qui vous étaient confiées.

Je fais un rêve avec les mots de Martin Luther King: «Je rêve que bientôt, les gestes barrière indispensables ne seront plus un obstacle à la rencontre, qu’un sourire détrônera les masques et qu’une larme partagée donnera un réconfort. Je rêve d’après Isaïe, que toute vallée sera relevée, que les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés. Je rêve que la fraternité s’incarne dans nos vies et que tous, nous cessions de nous déchirer».

La COVID-19 a pris de trop nombreuses vies, a perturbé la quasi-totalité des secteurs d’activités et fait basculer les relations entre les individus.

Finalement, soyons reconnaissants des efforts incommensurables des scientifiques du monde, de la sagesse incroyable de la solidarité des soignants et de l’intelligence des chercheurs de vaccins ainsi que pour la bienveillance de tant de personnes qui nous sont inconnues, travaillant dans le monde.

Dans mon confinement, je vois mieux la beauté du monde, je m’émerveille aussi de toute l’amitié partagée à distance.

Merci à vous tous qui donnez chair au confinement.

Léon Robichaud
Shippagan