Le gouvernement doit faire marche arrière

La restructuration administrative au sein du ministère du Développement social, qui consiste à découper la province en quatre zones, va directement à l’encontre de nos aspirations.

La nouvelle «zone nord» traverse la province d’ouest en est et le chef-lieu est établi à Bathurst. Cela n’est pas sans rappeler que nous étions jadis désignés comme «le bas du comté», ce qui n’aidait pas à nous relever et avait pour effet de nuire à l’essor de la région.

La centralisation conduit implacablement à une perte de représentativité sur le plan administratif.

En effet, la Péninsule acadienne perd la place qu’elle avait en haut lieu où elle pouvait faire pression pour que les politiques publiques répondent aux besoins de sa population.

Tout laisse croire que la décision de restructurer a été prise prématurément, sans tenir compte des facteurs suivants:

  • Le déplacement des paliers d’autorité supérieurs rend plus difficile l’accès au personnel-cadre lorsque nous voulons contester une décision prise localement. Le délai de réponse s’est allongé de beaucoup.
  • La Péninsule acadienne est au 5e rang sur le plan démographique, devant Madawaska, Restigouche et Chaleur.
  • La Péninsule acadienne possède une identité qui lui est propre et qui est reliée à sa langue, à sa culture, à son économie et à son territoire.
  • La Péninsule acadienne est une communauté d’intérêts en raison de ses industries, de son centre universitaire, de ses centres de services et de ses divers mouvements associatifs.

Nous prions le gouvernement de bien vouloir faire marche arrière et de retourner à une zone distincte pour la Péninsule acadienne, mieux adaptée à ses réalités socioculturelles et économiques, sans oublier que lorsque les services publics sont offerts à proximité, l’efficacité en ressort améliorée.

Claude Snow
Caraquet