Déchets le long des routes: un fléau

Peut-on répondre aux critères d’une véritable destination touristique avec tous ces déchets qui longent nos routes? Je me permets d’en douter, tout comme on douterait du sens de l’hospitalité d’un propriétaire de maison dont la cour est encombrée de détritus.

Ces déchets le long des routes sont visibles lorsqu’on roule en voiture et encore plus visibles lorsqu’on est à pied ou à bicyclette. Pour ma part, depuis quelques années, je ramasse régulièrement des déchets sur deux kilomètres de route près de chez moi. La quantité de déchets ramassés par semaine est impressionnante. C’est en fait décourageant, car c’est une tâche plutôt ingrate et d’un perpétuel recommencement.

Le paysage étant un bien collectif, je crois qu’il est du ressort de la communauté de le préserver, voire même de l’embellir, non seulement pour le tourisme, mais surtout pour notre bien-être à tous. On se sent tellement mieux dans un bel environnement propre. Je dirais même qu’il s’agit là d’une question de santé mentale. La pollution visuelle n’a rien pour aider à voir la vie du bon côté.

Bien entendu nous ne pouvons corriger cette situation qu’en travaillant ensemble, d’une part pour sensibiliser les automobilistes à ne pas jeter leurs déchets par les fenêtres et d’autre part pour nettoyer nos fossés.

J’ose suggérer une vaste campagne de sensibilisation publique, voire même dans nos écoles afin d’intervenir bien en amont. Pour ce faire, une part de responsabilité revient, selon moi, à nos gouvernements qu’il soit du niveau municipal, provincial ou fédéral.

Les restos rapides qui produisent une très grande part des déchets qu’on retrouve le long des routes devraient aussi participer, notamment en assumant une partie des coûts reliés à une telle campagne de sensibilisation.

Voilà pour ma suggestion, en ce beau printemps!

Melvin Doiron
Pont-Landry