Trop peu, trop tard?

Chantal Lessard
Edmundston

Je suis entièrement d’accord avec votre éditorial sur la situation de la région du Nord-Ouest. Je ne reviendrai pas sur toutes les occasions manquées par le gouvernement Higgs de protéger notre population depuis janvier.

Voilà que finalement, après une flambée de cas causée par l’arrivée du variant, on se décide à faire des cliniques de vaccination communautaires et à nous envoyer des doses supplémentaires.

À la suite de cette annonce, de nombreuses personnes qui, selon le tableau du plan de déploiement du vaccin (qui en passant n’a pas été mis à jour depuis le 25 mars) étaient admissibles en avril et mai, se sont inscrites à ces cliniques et ont reçu confirmation de leurs rendez-vous. Or, ces fameuses cliniques communautaires sont actuellement réservées aux personnes âgées de plus de 75 ans ou au plus de 40 ans, mais présentant au moins trois problèmes de santé. J’y vois plusieurs problèmes.

Pourquoi ces cliniques ne sont-elles pas ouvertes à plus de personnes alors qu’on offre une clinique aux 55 ans et plus dans une région qui ne compte aucun cas actif? Pourquoi le système permet-il à des gens non admissibles de s’inscrire et de se sentir coupables de s’être inscrits de bonne foi? Finalement, nous devons être reconnaissants qu’on nous envoie finalement 3100 doses supplémentaires. J’aimerais bien avoir les chiffres des autres régions.

Puisque le Nouveau-Brunswick recevra des doses supplémentaires, il y a fort à parier que toutes les régions recevront finalement des doses supplémentaires. Si nous sommes encore à vacciner des personnes de 75 ans et plus à ce point-ci, force est de constater que le plan de vaccination du Nouveau-Brunswick a raté sa cible.

Finalement, notre premier ministre devrait comprendre que ceci n’est pas un problème politique, mais un problème de santé publique. Que si le variant s’étend aux autres régions du Nouveau-Brunswick, son gouvernement sera entièrement responsable de ce désastre puisqu’il aura été incapable de mettre de côté sa partisanerie politique pour protéger sa population.