Une source dangereuse de contamination

Depuis plusieurs années, le débat social bat son plein sur la question de l’enfouissement des déchets nucléaires. Il s’agit d’un enjeu qui exige une prise de décisions éclairées et responsables qui doivent s’appuyer sur des faits et non sur des intérêts politiques et économiques.

J’ai une formation en physique nucléaire et j’ai travaillé longtemps sur ces questions dans des instituts de recherche en Russie ainsi que dans une faculté de médecine au Canada. Quelques-uns des faits sont à considérer avant de prendre la décision d’accepter ou non le stockage des déchets nucléaires chez nous ou ailleurs.

D’abord,souvenons-nous des accidents de Tchernobyl et de Fukushima pour ne nommer que ceux-ci. Entre autres, nous devons tirer des leçons de ces accidents et savoir qu’il est impossible d’éviter complètement la fuite de déchets radioactifs scellés dans des contenants d’enfouissement.

Par exemple, le Césium-134, le Césium-137 et le Strontium-90 sont parmi les propriétés majeures de fission nucléaire contenues dans le processus nucléaire avec une demi-vie d’environ 2,1 ans, 30 ans et de 29 ans. La fission nucléaire est l’éclatement d’un noyau instable en deux noyaux plus légers et quelques particules élémentaires. Il s’agit d’un éclatement qui s’accompagne d’un dégagement de chaleur, c’est-à-dire, d’énergie. Le seul élément naturellement fissile est l’uranium 235. Le Césium et le Strontium sont des substances très mobiles et leur tendance à s’absorber est presque inexistante.

Par ailleurs, même une petite fuite de ces isotopes provenant de ces contenants de stockage va inévitablement contaminer le sol et l’eau pour des centaines d’années à venir.

Or, il faut comprendre que ces déchets constituent une source importante dangereuse de contamination de l’environnement et sur la santé des gens. Autrement dit, ces particules radioactives ont le potentiel de se loger dans les os.

Evgueni Vichnevetski, Ph.D.
Moncton