Exprimer tout haut ses sentiments, c’est le début de la guérison

Depuis plus d’un an, nous avons vécu l’isolement ainsi que le confinement et nos vies ont été assombries par le deuil d’êtres chers.

Le développement humain chez les jeunes a été bousculé. J’ai pensé qu’une réflexion sur le deuil serait appréciée par ceux et celles en deuil ainsi que par les aidants naturels.

Le deuil est d’abord une réaction naturelle et nécessaire à la suite d’une perte ou d’un changement significatif dans la vie d’une personne. En d’autres mots, c’est une attitude de protection que se donne un individu face à une ou à des situations telles que: peine d’amour, divorce ou séparation, maladie ou perte de son honneur, perte de son travail ou de sa santé, abandon du foyer par les enfants, rêve ou objectif de perfection non réalisé, ou encore décès d’un être cher.

Mais avant tout, émotivement, le deuil est une grande souffrance intérieure, une réaction douloureuse et nécessaire à la suite d’une perte importante ou d’un changement significatif dans la vie de quelqu’un.

L’isolement social imposé par la COVID-19 vient solliciter une ressource intérieure en nous ébranlant fortement. En ce temps de pandémie, il y a des drapeaux rouges à surveiller. Si vous commencez à avoir des problèmes d’appétit, des brûlures d’estomac, de l’insomnie, ce sont des signes que le deuil s’installe. Il est important de comprendre la structure du deuil et ses contours.

Peut-on vraiment exister ou revivre heureux après une perte signifiante qui a brisé le coeur de notre vie?

Pour s’aider, il faut prendre quelques décisions. D’abord, parlez-en à des personnes discrètes. Exprimer tout haut ses sentiments, c’est le début de la guérison. Acceptez l’aide des amis qui vous l’offrent. N’hésitez pas à recourir aux professionnels de la santé si nécessaire. Pour certains, leur communauté de foi ou les groupes de soutien moral, littéraire, culturel, social ou psychologique peuvent être aussi d’un grand réconfort. Je pense aux A.A., il ne faut jamais cesser de croire à la guérison – c’est un impératif.

Soyez bons pour votre corps. Prenez beaucoup de repos, faites-vous plaisir. Pardonnez-vous et pardonnez aux autres. Évitez les tranquillisants, l’alcool ou toute dépendance en apparence inoffensive.

N’oubliez-pas, un esprit sain dans un corps sain. Par-dessus tout, apprenez à vous gâter.

Léon Robichaud
Shippagan