Un char électrique, même si tout le monde parle de ça depuis quelques années, c’est pour l’instant une voiture qui passe inaperçue parce qu’elle ne fait aucun bruit au passage et sans crissement des pneus non plus.

Pourtant, il y a plein d’autres choses à savoir sur ce mode de déplacement qui va bientôt prendre plus de place dans nos vies.

Depuis plus de quatre ans maintenant, c’est le genre de voiture que mon épouse et moi utilisons pour nos courses. Ce n’était qu’une aventure au départ, mais aujourd’hui on ne regrette rien. On ne voudrait à aucun prix s’en passer aujourd’hui!

La première question qui nous est posée lorsque quelqu’un nous aborde sur notre voiture électrique c’est l’autonomie ou le nombre de kilomètres d’autonomie.

Dans notre cas, l’autonomie va varier selon la température. Notre voiture 2012 peut faire 125 km en été et 95 km en hiver.

En entendant ça, la réaction est généralement «pour l’instant je vais continuer à conduire une voiture à essence».

Je comprends tout à fait la réaction d’une personne qui n’a jamais conduit une voiture électrique. L’autonomie est la grande appréhension.

Toutefois, si ma réponse à l’autonomie était de 800 km en été et de 600 km en hiver, les gens manifesteraient plus d’intérêt pour une voiture électrique. Et bien, Elon Musk, patron de la célèbre voiture Tesla, parle aujourd’hui d’une berline 2021 pouvant atteindre entre 800 km et 1000 km d’autonomie.

En réalité, ce n’est pas l’autonomie comme telle qui est le problème, mais bien le temps de charge et la disponibilité des bornes de charge.

Peut-on imaginer qu’un acheteur d’une Tesla à un prix d’achat d’environ 150 000$ veut chaque soir aller s’asseoir dans sa voiture pendant quelques heures pour la recharger? Pas du tout!

Il va faire comme mon épouse et moi; il se fait installer une borne de charge 220 volts chez lui. Et n’allez pas croire qu’on roule en Tesla. Pas vraiment, mais on charge tout de même notre petit bijou chez nous tous les jours. En quelques heures, nous sommes prêts à repartir.

Donc, la véritable solution à l’autonomie est la disponibilité des bornes de charge.

Au Québec, il y en a dans toute la province. Ce n’est pas encore le cas ici.

Assez parlé d’autonomie; parlons confort et tenue de route d’une voiture électrique.

Pour nos déplacements sur de longues distances, nous avons conservé notre voiture à essence qui est un modèle d’assez haut de gamme.
Il n’y a vraiment pas de comparaison entre la voiture à essence et la voiture électrique.

La tenue de route de l’électrique est telle qu’on n’utiliserait jamais celle à essence si on avait l’autonomie électrique nécessaire.

Côté financier, heureusement que la consommation en électricité est considérablement plus abordable financièrement qu’une voiture à essence parce que le prix d’achat lui ne l’est pas vraiment.

Son coût d’achat est à la baisse depuis quelques années avec des améliorations dans le coût de production des batteries, mais la voiture électrique demeure dispendieuse. Les gouvernements fédéraux et provinciaux ont mis en place des subventions qui ne facilitent pas encore tout à fait la décision d’acheter électrique.

Malgré le prix d’achat élevé de la voiture électrique, il y a tout de même un côté à ne pas négliger et c’est celui de l’entretien.

Aussi, une pleine charge procurant 100 km d’autonomie d’une petite voiture électrique coûte tout au plus 3$. Considérons par exemple que huit charges à 3$ procurent 800 km d’autonomie pour un coût total de 24$.

Pour une voiture à essence, le carburant procurant 800 km d’autonomie d’une voiture de calibre semblable peut facilement être trois fois plus élevé, à mon avis.

Voilà l’expérience vécue avec notre voiture électrique. C’est une voiture 2012 que nous roulons depuis 2017. On a dû installer des pneus d’hiver et remplacer ceux d’été après usure normale. Aucuns autres frais d’entretien n’ont été nécessaires pour les quatre années d’usage.

Pas de changement d’huile, de remplacement du système d’échappement ou autre entretien. Et nous n’avons plus besoin d’attendre en file devant les pompes à essence!

En arrivant à la maison, on branche la voiture électrique, peu importe son niveau de charge restante, et le chargeur s’arrête automatiquement une fois la charge complète.

Rouler électrique; il n’y a pas juste des irritants à considérer.

Il y a aussi le plaisir de rouler en silence avec une tenue de route exceptionnelle à un coût en consommation et en entretien trois fois moins élevé qu’avec une voiture à essence.

Jérémie Mazerolle
Inkerman

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