Prendre soin de nous

En réponse à Mme Imelda Savoie dans l’Acadie Nouvelle du 9 avril dernier, j’ai pris conscience d’être une personne choyée par la vie.

Âgée de 82 ans, j’avais oublié que tout ce que vous dites faire chaque jour afin de répondre à vos besoins, moi-même, âgé de 85 ans, je le fais aussi.

À l’âge de 82 ans, je vous trouve chanceuse d’accomplir ce que votre lettre mentionne.

Tant de personnes plus jeunes que vous sont clouées dans un lit d’hôpital.

Je comprends mieux le bonheur que j’ai d’être encore autonome à un âge avancé et capable de dépanner des gens plus jeunes que moi.

En 1965, au Pérou, après avoir été menacé de mort, j’ai appris à mieux vivre ma vie, le verre à moitié plein.

Léon Robichaud, 85 ans
Shippagan