Journée mondiale du livre et du droit d’auteur

Ce 23 avril est un jour historique pour les amoureux du livre, compagnon assidu des penseurs.

Je viens de terminer le manuscrit intitulé Naître pour mourir, le 12e de mes ouvrages distribués au Canada, en Europe et au Brésil. Simple auteur, je suis, comme on dit, un malade de l’écriture.

En félicitant la romancière Danielle Losier pour son livre, Les saisons du coeur, qui étonne au plus haut point, publié aux Éditions de la Francophonie, elle me dit qu’il faut être un acharné de travail pour se lever tôt chaque matin pour écrire, comme vous le faites de deux à trois heures.

Non! lui dis-je – l’écriture est pour moi beaucoup plus un chemin de guérison qu’un travail.

La forme d’intelligence qui m’intéresse, c’est le sens de l’autre. Tourné vers l’autre me permet de le voir comme un univers à part entière.

Aujourd’hui, nous avons le culte du quotient intellectuel. Je rencontre bien des gens avec un quotient intellectuel supérieur à la moyenne et qui sont presque toujours centrés sur eux-mêmes.

J’ai toujours senti un besoin de formuler et de résumer mes pensées en sentences brèves et précises. Ce qui me permet d’injecter de l’âme à mon corps vieillissant et de vivre chaque moment comme une fête. Les mots d’Elbert Green Hubbard (1856-1915), écrivain et philosophe américain, résument ce que le livre est pour moi.

«Nous ne serons jamais un pays civilisé aussi longtemps que nous dépensons moins d’argent pour les livres que pour les chewing-gums».

Lecteurs, lectrices, ne vous arrêtez pas à l’autorité de l’écrivain du livre que vous êtes en train de lire, ni à sa plus ou moins grande littérature.

Tout simplement, que votre passion de la lecture vous porte à lire avec un esprit ouvert. Le livre est si précieux qu’il faut le traiter comme on traite une fleur.

Léon Robichaud, auteur
Shippagan