La SANB ne ratisse-t-elle pas un peu large?

Voici le titre d’un message courriel que les membres de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) ont reçu récemment et qui est aussi affiché sur la page Facebook de l’organisme: Vers une pleine municipalisation au N.-B.: La SANB appuie les revendications de l’AFMNB.

Je trouve étonnant que la SANB prenne position sur la Réforme de la gouvernance locale. Je suis membre de la SANB et présidente du comité consultatif du district des services locaux (DSL) de Beresford, situé dans le nord-est de la province, et il se trouve que nous ne croyons pas que la pleine municipalisation soit la solution idéale.

J’ai consulté d’autres présidents de DSL, dans le Sud comme dans le Nord, et plusieurs d’entre nous sont d’avis que certaines possibilités décrites dans le Livre vert du ministre Allain seraient avantageuses pour certains DSL.

Donc, il pourrait y avoir plusieurs façons de réduire le nombre d’entités.

Par exemple, les DSL adjacents aux villes ou cités pourraient s’amalgamer avec elles, mais d’autres DSL, plus en retrait des villes, pourraient s’amalgamer entre eux pour former une communauté rurale et gérer leurs propres affaires.

Il faut comprendre que les citoyens des DSL, pour une grande part, ont choisi d’y vivre et ne souhaitent aucunement avoir les mêmes services que ceux offerts dans les villes, les villages ou les cités.

Et pour les personnes qui s’acharnent à dire que les résidents des DSL ne paient pas leur juste part, permettez-moi d’en douter.

En tant que propriétaires, nous devons défrayer des coûts tels que l’installation d’un puits et d’une fosse septique pour ne mentionner que ceux-ci.

De plus, à tire d’exemple, les DSL ne reçoivent aucun argent des retombées économiques grâce au tourisme, et pourtant, nous payons des taxes pour défrayer les salaires et les dépenses d’un office du tourisme à l’intérieur de la Commission des services régionaux.

Un rappel amical que certains touristes, je pense ici aux motoneigistes, aux conducteurs de VTT et aux chasseurs, empruntent les sentiers qui passent sur nos terres dans nos DSL. Mais ça, on omet de le mentionner.

J’en profite pour encourager les citoyens à lire le Livre vert, un document qui se lit facilement et qui nous informe, de façon très adéquate, sur la structure actuelle. Celles et ceux qui ne sont pas au fait de ce qu’est un DSL seront bien servis en lisant ce document.

Pour ce qui est de la SANB, ne ratisse-t-elle pas un peu large?

Marie Larivière
St-Laurent Nord
DSL de Beresford