L’iniquité au niveau de la gouvernance locale

Norma McGraw
Petit-Tracadie

Bon article de la part de Roger Ouellette dans sa chronique du 20 avril.

M. Ouellette prend les fusions forcées des villes d’Edmundston et de Miramichi comme exemple de succès de regroupement. Lors de la fusion d’Edmundston et de Miramichi, le premier ministre Frank McKenna leur avait octroyé des millions de dollars pour la mise en place du projet et la transition. Toute une différence avec la Municipalité régionale de Tracadie qui n’a reçu que 700 000$, en plus d’avoir perdu de 7 à 10 millions $ en octrois inconditionnels, car Tracadie a adopté, sous les conseils des fonctionnaires du gouvernement, le statut de gouvernance de municipalité régionale. Ce changement de statut permet aux autres villes et cités de la province, excluant Tracadie, de se partager approximativement 68 millions $ en octrois.

Pourtant la municipalité régionale de Tracadie a plus de 16 000 habitants, un territoire de 500 km et un réseau routier dans les anciens DSL de 196 km et de 75 km dans l’ancienne ville sans compter les centaines de rues privées. Pour le transfert des routes à notre municipalité, le gouvernement nous offre 4,6 millions $ pour compenser le 30% de routes non entretenues qui faisait partie de l’entente.

L’AFMNB mentionne que le coût total pour la réfection des 196 km de routes est fixé à 35,3 millions $ sur 15 ans. On doit ajouter à cela 812 000$ annuellement pour la gestion des routes. Une fois ajusté à l’inflation, ceci représente une dépense de 13,8 millions $ (2021-2035). Ici, on parle de 49,1 millions $ à assumer par la MRT pour les 15 prochaines années. Selon l’AFMNB, la MRT aura de la difficulté à financer cette dépense additionnelle. En 2019, Edmundston a reçu 5 181 277$ et Miramichi 6 041 476$ en octrois inconditionnels.

L’iniquité que la municipalité de Tracadie a subie aux mains de fonctionnaires, qui connaissaient les lois municipales, est inacceptable. Ces fonctionnaires ont profité du manque d’expérience et de connaissances des lois municipales de ceux qui négociaient pour notre municipalité et ont donc induit la population en erreur.

Lorsque je signe une entente, ma signature confirme que je donne mon consentement éclairé. Les fonctionnaires n’ont pas expliqué adéquatement les conséquences d’un tel statut de gouvernance, car cette entente n’aurait pas été acceptée avec ces conditions qui allaient au détriment de notre municipalité.