Notre habitat est en danger de mort

Depuis le 22 avril 1970, chaque année, le monde entier consacre une journée pour célébrer le Jour de la Terre, car il s’est finalement rendu compte que son habitat est gravement malade et en danger de mort. Et nous avec lui.

Qui donc est le grand responsable de ce mouvement international devenu de nos jours le plus important de la planète? Il s’agit d’un ancien politicien américain, Gaylord Nelson, qui était de son vivant un gouverneur et sénateur du parti démocrate de l’État du Wisconsin. Pour réaliser son rêve, il encouragea tout simplement les jeunes à se préoccuper de la condition environnementale. Aujourd’hui, ce mouvement est répandu dans presque deux cents pays.

J’ai bien dit, c’était un politicien!

Qu’ils soient au niveau municipal, provincial ou national, combien de nos politiciens néo-brunswickois et canadiens mentionnent régulièrement l’idée de protéger et de ne pas polluer notre pays et notre province? De garder propres nos municipalités, nos communautés, nos routes, nos rues, nos ruelles et nos édifices de toutes sortes?

Dans notre propre système scolaire, est-ce que les élèves sont tous portés à tenir propres leur environnement ou jettent-ils par indifférence ou insouciance les déchets par terre, sur les planchers, dans les classes ou dans les corridors?

Je me rappelle encore fièrement d’un simple fait historique. Autrefois, les jeunes écoliers faisaient un bon nettoyage sur leurs terrains et même le long de certaines routes publiques. Cette idée semble vouloir revenir, car j’ai vu dernièrement des jeunes nettoyer des routes et le long des rivières.

En parlant encore d’environnement, combien de fumeurs ou de consommateurs de café et d’autres jettent leurs déchets par terre ou le long des routes comme si notre territoire était tout simplement une vaste poubelle? Pensez-vous que monsieur Jean-Charles Cormier de Saint-Pierre-de-Kent, qui nettoie chaque année une partie de son village, se plaît à continuer après avoir fait le grand nettoyage de son village?

Étant donné que nous sommes en pleine pandémie de COVID-19, dois-je rappeler qu’il y aura probablement sur notre planète durant 2021 plus de décès causés par la cigarette que par la COVID-19? Est-ce que les autorités médicales et publiques nous le rappellent assez régulièrement?

Alcide F. LeBlanc
Moncton