Ville d’Edmundston, ville forte de nature?

La ville d’Edmundston est propriétaire de plusieurs lots boisés et en fait la gestion. Certaines des coupes forestières effectuées par la ville ont reçu des avis d’infraction de la part des instances environnementales.

Ce qui appartient à la ville appartient aux citoyens! Donc, pourquoi des infractions et des coupes forestières commerciales se pratiquent-elles sans avoir reçu l’approbation des citoyens, qui sont tous propriétaires de ses lots boisés?

Lorsqu’on détruit la forêt, on détruit les habitats où se retrouvent des ravages des chevreuils, ceux-ci doivent se réfugier ailleurs pour survivre pendant l’hiver.

Les haies de cèdres cultivées des développements résidentiels à proximité représentent donc un menu de choix.

Les recherches scientifiques effectuées dans les régions nordiques indiquent que 40% et plus des chevreuils meurent de famine en hiver. La destruction des habitats a contribué à faire disparaître les deux tiers des animaux sauvages de notre planète.

Dans les limites de notre ville, il y a plus de 100 kilomètres carrés de forêt. Par exemple, du côté sud, les limites de la ville commencent à la sortie de la municipalité de Rivière-Verte. Vers la périphérie du centre-ville, on retrouve plus ou moins 12 kilomètres de forêt qui a toujours hébergé des petits ravages de chevreuils. Pourquoi les citoyens vivant dans ses kilomètres carrés de forêt, devraient-ils vivre comme le centre-ville au lieu de vivre en harmonie avec la faune qui nous entoure?

Peut-on, sur les lots de la ville, conserver les habitats pour que les chevreuils soient autosuffisants face à l’hiver au lieu de pratiquer des coupes commerciales? Pouvons-nous, chez nous, contribuer à sauver une espèce en déclin comme le chevreuil? Peut-on avoir des pensées altruistes pour la vie faunique qui nous entoure?

Concernant les lots boisés de la ville, les citoyens propriétaires de cette richesse collective pourraient avoir une forêt dédiée à la conservation, une forêt modèle dotée d’un processus de consultation publique permettant l’implication des citoyens… Comment peut-on se dire une ville forte de nature, avec un si pauvre respect de sa nature. Elle devrait servir d’exemple dans la conservation de son environnement incluant la faune qui l’habite et les habitats qu’elle gère.

Sur le plan moral et éthique, n’oublions pas que chacun de nous avons la responsabilité de conserver la vie qui nous entoure. Est-ce que nos élus sauront établir une vision avec un équilibre qui serait bénéfique à la gestion durable des ressources écologiques?

Ronald Bonenfant
Saint-Basile