Un gouvernement de réaction

Denis Haché
Pigeon Hill

Notre premier ministre dans sa grande sagesse a pensé que les voyageurs resteraient tranquillement à l’extérieur du pays ou de la province en attendant des assouplissements, gardant ainsi la province à l’abri du virus de la COVID-19.

Pour ce faire, il leur a placé au-dessus de la tête une épée de Damoclès, monétaire. Malgré tout, on voit plein de monde qui revient au Nouveau-Brunswick et cela montre que la stratégie de Higgs est un échec lamentable. Tous ces gens qui entrent dans la province et qui doivent passer au moins sept jours à Moncton, car c’est le seul endroit présentement où on peut arriver par avion, risquent d’augmenter les chances de voir le virus apporté et disséminé dans cette région.

Le gouvernement et son système de surveillance des voyageurs en isolement sont une vraie farce. Ce sont des systèmes automatisés qui appellent les gens qui peuvent alors facilement sortir de leur domicile, car il n’y a aucune vérification en personne. Les récalcitrants qui ne veulent pas suivre les règles pourraient facilement être identifiés et mis à l’amende. Mais notre gouvernement pingre comme Séraphin ne veut surtout pas dépenser l’argent des contribuables pour vraiment surveiller et épingler les fautifs. Il préfère refiler la facture aux voyageurs qui pour la vaste majorité suivent les règles. Imaginez maintenant ce qui va survenir si jamais une mutation de ce virus survient à l’intérieur de nos frontières provinciales… Nous avons un gouvernement de réaction, non un gouvernement de gestion. Pathétique, M. Higgs.