Le gouvernement du N.-B. agit comme une petite dictature sournoise

Ai-je bien compris le contenu d’un article fort intéressant qui a été publié dans l’Acadie Nouvelle dans son édition du 1er mai dernier? Du journaliste Simon Delattre, on apprend qu’au Nouveau-Brunswick, il est actuellement illégal de se bâtir un chalet avec le bois provenant de ses propres terres.

Une telle loi provinciale aurait été adoptée, très discrètement, au début de l’année 2021. Comme bien d’autres, je suis très surpris de l’apprendre. En plus de cela, on a réduit les dimensions des futures constructions comme celles des garages, des petites granges ou de remises, passant de 600 pieds carrés à 215 pieds carrés.

Qui aurait donc influencé le gouvernement de notre province à agir ainsi? J’ai certaines opinions sur ce sujet, mais je les suspends pour le moment!

Ce n’est pas un secret. Au Nouveau-Brunswick, depuis la pandémie, le prix du bois de construction a considérablement augmenté. Dans certaines catégories, le prix aurait plus que doublé. Par contre, bien que cela reste à vérifier, certaines personnes prétendent que le prix du bois du Québec serait beaucoup moins onéreux que celui payé par les Néo-Brunswickois.

À l’avenir, on peut donc facilement prévoir que le nombre de nouvelles constructions va considérablement diminuer mettant donc en chômage de nombreux travailleurs. En plus de cela, les propriétés existantes vont augmenter de valeur ce qui encouragera les propriétaires à les vendre. Deux autres visibles conséquences sont nettement prévisibles. Les propriétaires de grands édifices à location augmenteront leur prix et les locateurs deviendront peu de temps après des sans-logis dans nos villes et même dans nos régions rurales. Qui plus est. Moins de gens pourront se permettre d’avoir leurs propriétés. En d’autres mots, les chances égales disparaitront de notre province.

Je trouve vraiment bizarre qu’un individu possédant sa propre forêt, son propre bois, son propre moulin ne puisse pas construire librement le genre de propriété qu’il souhaite. On dirait une petite dictature sournoise. Se pourrait-il que certains riches financiers de notre province veulent contrôler la vente et le prix du bois de construction afin d’augmenter leurs propres revenus et ainsi rendre misérables les petits qui ont le droit de vivre eux aussi?

Alcide F. LeBlanc
Moncton