Plus que jamais, les travailleurs des services de soins communautaires ont besoin de l’équité salariale.

La Loi sur l’équité salariale de 2009 a réglé plusieurs disparités salariales de longue date dans les emplois majoritairement femelles du secteur public du Nouveau-Brunswick. Mais douze ans plus tard, les libéraux et les progressistes-conservateurs n’ont pas encore adopté une loi comparable visant le secteur privé.

Pourquoi les législateurs n’ont-ils rien fait pour abolir les inégalités dans les emplois de la plupart des femmes? Dans les domaines où les femmes sont majoritaires – par exemple, la vente au détail et le travail de soins – les salaires de 2021 sont toujours trop bas.

Au mois de mai, la Coalition pour l’équité salariale du N.-B. a publié un rapport sur la sous-valorisation du travail dans les soins communautaires. En tant que travailleuse dans un foyer de groupe et présidente des Syndicats des services communautaires du Nouveau-Brunswick (SSCNB), je peux vous assurer que le rapport est dans le mille.

Le salaire moyen pour le travail de soutien à domicile, dans les foyers de soins spéciaux et dans les maisons de transition est d’environ 15,50$/heure. Le rapport a démontré que cette classe d’emplois est sous-payée par au moins 8$/heure. Les maths ne sont pas compliquées: ce n’était qu’une question de comparer les salaires à ceux d’un travail de valeur égale dans un domaine majoritairement mâle.

Il n’est donc pas surprenant que de nombreux hommes et femmes de notre secteur soient obligés d’avoir deux ou trois emplois pour joindre les deux bouts. C’est peut-être cette réalité qui a incité le ministre du Développement social, Bruce Fitch, à augmenter les salaires des travailleurs sociaux en mars dernier. Malheureusement, la plupart de ces augmentations étaient insuffisantes. Les travailleurs de soutien à domicile n’ont obtenu que 20 cents de plus par heure, et les travailleurs des foyers de soins spéciaux n’ont reçu que 50 cents de plus par heure.

Le moment est arrivée pour notre gouvernement d’effectuer des changements audacieux au lieu de prendre des demi-mesures.

Depuis 1996, les travailleurs québécois sont protégés par une loi solide sur l’équité salariale qui s’applique à tous les employeurs comptant dix employés ou plus. Maintenant, les travailleurs du secteur des soins sont beaucoup mieux traités au Québec.

Ne réinventons pas la roue: si le Québec en est capable, le Nouveau-Brunswick peut le faire aussi.

Laurie Anderson
Présidente du SCFP NBCSU (Syndicat des services communautaires du Nouveau-Brunswick)

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