D’aucuns se demandent pourquoi les propriétaires d’usines de transformation ont autant de difficulté à combler les postes vacants, alors que tant de gens sont en quête d’un emploi et cherchent désespérément à accumuler les heures qu’il faut pour avoir droit éventuellement aux prestations de chômage.

Or, l’état de santé fébrile de bien des employées est souvent l’ombre au tableau qui passe inaperçue.

Tout commence par des maux de dos, de l’inflammation et des tendinites pour lesquels des anti-inflammatoires sont prescrits. Ces médicaments, cependant, causent des brûlures d’estomac et de l’insomnie qui sont traitées ensuite par des antiulcéreux et des somnifères.

Mais les somnifères entraînent le manque de concentration et le ralentissement au travail et il faut prendre alors des stimulants pour rester éveillées et alertes, causant à leur tour des pertes de sommeil et des nausées.

Sans ces médicaments, un grand nombre ne pourraient rester au travail. À la longue, cependant, le corps finit par s’épuiser et les médecins ordonnent des arrêts de travail temporaires ou définitifs pour pouvoir récupérer.

Or, les employées échangent entre elles leurs médicaments. C’est une façon pour elles de s’entraider, même si ce moyen peut s’avérer néfaste pour leur santé.

Les usines auraient intérêt à leur fournir les médicaments qu’il faut pour pouvoir fonctionner, sinon embaucher dans chaque usine une infirmière qui verrait à distribuer les médicaments ordonnés.

Chose certaine, les problèmes de santé sont une réalité qu’on ne peut ignorer. À moins de fournir l’aide médicale nécessaire, les usines risquent de voir les difficultés de recrutement et de rétention s’amplifier.

Claude Snow
Comité des 12

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