Celui qui commande ou celui qui sert?

Les hommes et les femmes à qui nous venons d’offrir des mandats sont honorables. Au lieu de scruter le scrutin, je me suis mis à réfléchir sur la fonction d’un maire ou d’une mairesse.

Le bon maire ou mairesse est-il celui ou celle qui sert ou celui qui commande? Les deux peut-être? Selon l’étymologie, le mot «maire» vient du latin «major», ce qui signifie le plus grand. En Anglais, il se dit «mayor». Lors d’un séjour en France, j’apprends dans un français pas si ancien, qu’un «bateau-maire» était une embarcation ou un magistrat plus important que les autres.

Alors, qu’est-ce qu’un bon maire? C’est celui qui sert ses concitoyen(e)s, quitte à servir de bouc émissaire. Tout l’enjeu d’un bon maire (homme-femme), consiste à savoir interpréter les temps et les besoins, sans une attitude inclusive et accueillante à tous et toutes. Toujours, c’est l’accueil qui prime – le tri viendra plus tard.

J’aime l’avertissement de Qohélet: «Il y a un temps pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel».

Un bon maire, c’est celui ou celle que nous avons eu et que nous avons dans la Péninsule acadienne. Ils (elles) sont notre plus grande richesse municipale.

Soyez-en fiers.

Léon Robichaud
Shippagan