J’ai perdu mon élection scolaire et je peux maintenant répondre publiquement aux propos dirigés à mon endroit durant la campagne électorale, propos qui visaient à ternir ma réputation.

J’ai été sanctionné par les membres du Conseil d’éducation Nord-Est en raison des propos adressés au ministre Dominic Cardy, le 30 mars dernier, lors d’une réunion à huis clos.

Répondant à sa demande d’intervention, je lui ai dit qu’il était du devoir de la province de rénover les écoles nécessitant des réparations. La Charte canadienne des droits et libertés, article 23, oblige la province à donner une instruction à la minorité francophone, ce qui inclut d’avoir des écoles sécuritaires et attrayantes.

J’avais été plus loin en faisant référence au jugement de la Cour suprême du Canada obligeant le gouvernement de la Colombie-Britannique à construire et à rénover les écoles malgré une situation financière difficile.

Le conseil s’est par la suite réuni à deux occasions pour me reprocher mes propos et m’imposer une sanction. Cela s’est fait sans ma présence et sans que je puisse donner ma version des faits, ce qui va à l’encontre de la Loi universelle d’équité procédurale.

Mais bon, ce n’est pas à propos de cela que je veux réagir. Ce qui me fait sursauter est de lire dans l’Acadie Nouvelle que les trois Conseils d’éducation font front commun et publient un communiqué contre les actions récentes du ministre Cardy. Ils le contestent dans sa bonne foi et dans sa gouvernance du système d’éducation.

Cela montre que j’avais vu clair en me permettant de questionner le ministre Cardy dans ses actions bien avant ses récentes sorties publiques.

J’ai été sanctionné pour avoir partagé des inquiétudes bien réelles des ayants droit francophones du N.-B. et les obligations constitutionnelles face à un gouvernement pas trop partisan à la cause francophone et acadienne.

Ma récompense a été d’être l’objet d’une campagne de salissage alors que j’avais défendu une noble cause.

Rémi Hébert
Shippagan

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