Francis Bacon (1561-1626), philosophe et scientifique de Londres, m’a toujours et profondément impressionné par ses citations et surtout celles se rapportant aux livres. La voici donc au bénéfice des gens qui liront cette lettre.

«Il y a des livres dont il faut seulement goûter, d’autres qu’il faut dévorer, d’autres enfin, mais en petit nombre, qu’il faut, pour ainsi dire, mâcher et digérer.»

Franchement et avec fierté, je dirais que le tout récent et premier roman composé par J. Gérard Léger, 90 ans, Les enfants de la mer, que vient de publier Les Éditions de l’étoile de mer, rencontre le 3e élément de cette citation. C’est une œuvre à mâcher et à digérer.

Pendant deux semaines, je l’ai lu avec grande attention et intérêt, j’ai pris de nombreuses notes, j’ai été émerveillé par la richesse de l’histoire couvrant plus de deux siècles, de la misère et de l’exploitation humaines, de l’amour de l’argent, du prestige et du pouvoir, de la ruse, du riche vocabulaire, du style vivant, de la description des 68 personnages qui sont tous mentionnés au début des deux tomes bien que l’auteur en ait oublié un seul, Matthieu!

En lisant les deux tomes de ce roman qui compte près de 550 pages, j’avais la nette impression de relire Anna Karénine de Léon Tolstoï, Madame Bovary de Gustave Flaubert ou Pélagie la Charrette d’Antonine Maillet. D’ailleurs, si j’en étais l’auteur ou l’éditeur, je lui préférerais le titre de Bella, la grande, sympathique et courageuse héroïne.

Âgé de 90 ans, J. Gérard Léger, avec ce livre et d’autres qui seront prochainement publiés, contribue à faire disparaître courageusement le faux et dégradant concept de la vieillesse, car il possède une très vive imagination et un style littéraire fort descriptif et vivant.

Je ne serais nullement surpris si ce livre inspire bientôt une pièce de théâtre ou même un film.

Cependant, en enlevant quelques rares coquilles dans la présente édition, je crois que ce livre pourrait facilement remporter de multiples prix littéraires au Nouveau-Brunswick, au Québec, au niveau national, voire même au niveau international.

Comme les autres personnes qui ont lu et apprécié cette œuvre, j’ai vraiment hâte de lire les prochaines.

Alcide F. LeBlanc
Moncton

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