Cyrille Sippley

Saint-Louis-de-Kent

Depuis l’assassinat de son président Jovenel Moïse, Haïti est complètement désorganisée et la fragile démocratie qui y règne risque de s’effriter, préparant ainsi un possible retour au régime dictatorial.

Les factions étrangères qui, en toute probabilité, ont commandé l’assassinat visaient sûrement à déstabiliser le pays à des fins encore inconnues des Haïtiens.

Trois partis se disputent désormais le droit de gouverner le pays par intérim, un intérim qui pourrait se prolonger indéfiniment.

Haïti a besoin d’aide de façon urgente. Elle s’est adressée à l’ONU, qui n’a pas encore accédé à sa demande. Advenant le retour des Casques bleus dans ce pays après quatre années d’absence, il y a fort à parier que cette mesure ne suffise pas.

Un commentateur de la situation haïtienne proposait de laisser ce pays régler ses problèmes par lui-même, à sa façon. Il s’agit là, à mon avis, pour le monde démocratique, d’une manière de s’en laver les mains. Ne s’agirait-il pas d’une situation qui requiert plutôt l’intervention de l’OTAN?

L’OTAN est un organisme international qui a le mandat de veiller à la protection des populations, de combattre les nouvelles menaces, d’instaurer la paix là où elle est sérieusement perturbée et de participer à la gestion de crises, des conditions qui prévalent actuellement en Haïti.

En tant qu’organisme à caractère politique et militaire représentant 30 pays membres et 30 autres pays détenteurs de partenariats en divers domaines, l’OTAN constituerait une présence dissuasive incontournable à toute tentative de coup d’État. Il veillerait à ce que le processus démocratique du retour à la stabilité de gouvernance soit respecté en collaborant avec les instances légitimes à la tête du pays.

Le Canada fut un des quatre membres fondateurs de l’OTAN en 1949. À ce titre, il se doit d’intervenir auprès de l’organisme pour que des mesures appropriées soient prises dans les plus brefs délais.

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