Claire Lepage

Présidente de Pension Coalition NB

Un récent sondage de la Banque Royale du Canada portant sur les fonds de pension canadiens révèle que les rendements réalisés par Vestcor sont parmi les plus bas au Canada.

Selon le sondage, il s’agit de la quatrième année sur cinq pour laquelle les rendements se classent dans la moitié inférieure. Comme si ceci n’était pas assez inquiétant pour les retraités et les membres actifs qui contribuent au régime de pensions, il s’agit de la deuxième année consécutive pour laquelle le retour sur les investissements se situe dans le quart inférieur de tous les fonds de pensions ayant fait l’objet du sondage.

M. le Premier ministre Higgs, vous avez refusé l’accès à la vérificatrice générale pour un audit complet de Vestcor, soi-disant qu’il s’agissait d’une compagnie privée. Rappelons-nous que la majorité des fonds gérés par Vestcor sont des fonds publics contribués par les retraités du secteur public, les enseignants, les fonctionnaires ainsi que les membres de l’Assemblée législative.

Vestcor ne gère pas de fonds privés d’importance étant donné sa piètre performance.

Je me rappelle que plus tôt, lorsque vous faisiez la promotion des avantages du régime à risques partagés, vous aviez mentionné que le portefeuille d’investissement devrait être vendu à des entreprises de plus grande taille afin d’assurer de meilleurs rendements. Vous aviez probablement raison. Mais de là à refuser l’accès pour le Bureau du vérificateur général afin d’effectuer un audit complet de Vestcor en ce qui a trait à sa piètre performance et à ses primes de rendement exagérées au cours des années est totalement inacceptable. Ceci outrepasse l’autorité légale du Bureau du vérificateur général.

Comment expliquer la logique pour un audit complet des fonds publics donnés à ATCON, une entité privée, et non pas Vestcor? Cela n’a aucun sens. Qu’est-ce que M. Sinclair et vous-même essayez de cacher?

Il est temps d’ouvrir pleinement les livres et de permettre un audit détaillé comme envisagé par la vérificatrice générale du temps Kim Adair-Macpherson. Et si un recours en justice est nécessaire, qu’il en soit ainsi. C’en est assez!

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