Émile Richard
Bouctouche

J’avais décidé de prendre une pause et d’écrire moins souvent au sujet du bilinguisme qui fait l’objet d’un débat actuellement au Nouveau-Brunswick.

Le récent reportage sur le village de Cap Pelé et le manque d’employés pouvant nous servir dans notre langue maternelle, c’est-à-dire le français acadien, m’a toutefois fait changer d’idée. Je reconnais que c’est tout un casse-tête pour les marchands et les commerçants et je comprends qu’ils veuillent essayer de plaire à la fois à leur clientèle francophone et anglophone, mais cela les amène en bout de ligne à embaucher des gens qui ne peuvent pas parler un seul mot de français.

Ils se justifient en disant qu’il est plus acceptable de nos jours d’accepter ce genre de compromis. Pour se donner bonne conscience, ils invoquent que nous sommes dans une ère qui nous pousse vers la réconciliation et l’inclusion.

Or, le danger qui guette le peuple acadien, il est à l’intérieur de nous-mêmes. Notre insouciance, ainsi que notre indifférence face à nos droits et la sauvegarde de notre langue et de notre culture, seront les facteurs qui réussiront à nous faire avancer au bord du gouffre, et comme dirait Zachary Richard, nous faire tomber en bas de la falaise, ce que le grand conquérant n’a pas réussi à faire, puisque nous sommes toujours debout.

Un examen de conscience me semble s’imposer pour voir ce que nous pourrions faire pour empêcher notre Acadie de brûler encore une fois.

 

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle