Alcide F. LeBlanc
Dieppe

Lors de de mes déplacements routiers, il me semble que je vois de plus en plus de personnes se voyant obligées de se rendre aux comptoires ou aux banques alimentaires. L’évidence saute aux yeux. Elles ne suffisent pas à se nourrir adéquatement.

Le long des rues, surtout les midis, je les vois se déplacer en plus grand nombre ce qui prouve sans doute qu’elles sont pauvres et qu’elles ont faim.

J’admire leur courage, mais en même temps, comme bien d’autres, je souffre et je suis même indigné de voir autant de misère humaine dans notre propre province et dans notre pays.

Jusqu’à présent, je n’ai pas vu dans ces rues des personnes atteignant les soixante-quinze ans ou plus. Peut-être qu’un jour nous les verrons.

Cette remarque m’amène à Bathurst. On apprend que là, dès le 1er décembre de cette année, un foyer exigera de chaque pensionnaire la somme de 1150$ par mois. Soit le double de ce qu’il est à l’heure actuelle. Or, dans ce logement, une femme âgée de 77 ans n’a qu’une petite pension mensuelle de 1600$. Je trouve cette situation scandaleuse, méprisante, indigne et inacceptable.

Comment vivre dans la dignité humaine avec moins de 500$ par mois?

Un jour, comme bien d’autres, cette madame devra-t-elle se mettre en ligne le long des rues pour aller se procurer de la nourriture ?

Vraiment, notre gouvernement provincial actuel devrait avoir honte, car il refuse toujours d’imposer un règlement susceptible de protéger nos plus vulnérables de la société. Par contre, dans d’autres coins du pays, une loi telle loi existe.

De plus en plus, je commence à mieux comprendre la philosophie du régime capitaliste. Il faut protéger les gros, peu importent les petits.

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