Avez-vous écouté à Radio-Canada l’émission qui a fait un tour d’horizon du pays sur la vérité et la réconciliation? Impressionnant cette résilience de ces peuples autochtones, surtout impressionnant l’engagement individuel envers la protection et la renaissance de leurs langues et de leurs cultures.

Source d’inspiration que cet amour, ce besoin de se définir selon sa culture, selon ses racines. Sans tomber dans la complainte de la victime, en moi frémissent les sentiments de compassion et de certaines similarités entre autochtones et Acadiens…

Les Acadiens, nous n’avons pas été choyés par le régime un peu comme nos amis autochtones. Même avec une loi sur les langues officielles, l’évidence d’un péril en la demeure est bien réel, surtout à l’heure actuelle…

Le clivage entre anglophones et francophones semble s’accentuer dans cette province. Depuis trois ans, on à un gouvernement qui ne parle pas notre langue et ne priorise pas ses communications en français… même quand la sécurité de la population est en jeu.

Je salue les Michel Doucet de ce monde et toutes les valeureuses personnes qui ont œuvrés avec passion, constance et détermination pour les acquis faits durant ces longues années de combat pour la cause.

Mais la langue ça se vit tous les jours dans notre quotidien. C’est une affaire personnelle. Ce sont des choix quotidiens faits par chacun d’entre nous. Prioriser le français, se respecter dans sa culture, dans sa langue, à la maison et au travail. Prioriser le français dans ses choix de musique, de lecture, de film, de télévision, de communication. Les véritables changements commencent toujours en soi. Les enfants apprennent par nos gestes plus que par notre discours. Les graines lancées dans l’air par les médias ne germerons pas. Germerons celles plantées dans le terreau fertile de nos maisons, de nos choix et de nos comportements.

Demandons la parité, rien de moins dans le respect des autres cultures, des différences au nom de notre droit fondamental de notre langue, de notre culture. Ce n’est pas une question d’argent, mais de respect. C’est par l’amour et le respect de notre langue et de culture que nous l’inscriront dans le cœur de ceux qui nous suivent…

Réginald Boudreau
Grande-Anse

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